Sweatshirt « Planète Merre »

Collectif Les Merrien·nes
+1m
Coton biologique et fibres synthétiques recyclées, teinture biosynthétique
Taille M
Musée d’Archéologie des Futurs
Objets

Ce sweat shirt commercialisé par le collectif Les Merrien·nes, aurait été créé en hommage à Janine Felson, ambassadrice de l’Alliance des petits états insulaires, qui, lors de la COP21 aurait proposé, comme le suggérait avant elle Athelstan Spillhaus, de nous « tourner vers la mer » et de rebaptiser notre planète, Merre. Cette initiative du collectif Les Merrien·nes marque un changement significatif dans la façon dont les sciences sociales et l’opinion — dans les régions littorales occidentales — abordent et conceptualisent les océans et les espaces maritimes. L’océan n’est plus considéré comme une masse inerte ou un simple espace à traverser, mais comme un milieu vivant et socialisé. On passe ainsi d’une vision de l’océan comme territoire du vide et confins dangereux à dompter, à celle d’un environnement avec lequel établir un rapport symbiotique et sensible. Si le mouvement Merrien ne deviendra jamais dominant, son influence croît à mesure que la « crise » bioclimatique s’aggrave.

Poster « Merre »
Poster « Merre », Neo Atlas, +5m, Encres végétales sur papier recyclé, impression numérique, Musée d’Archéologie des Futurs

Dans les années 40, l’océanographe et géophysicien Athelstan Spillhaus invente une projection cartographique centrée sur l’océan, qui donne de notre planète une vision inédite : les continents se voient déformés jusqu’à devenir parfois méconnaissables et deviennent un archipel relié par l’océan, un corps d’eau unique qui baigne l’ensemble des terres.

Près d’un siècle plus tard, le mouvement merrien adoptera la projection Spillhaus comme  symbole d’un être au monde qui s’envisage depuis l’océan et dans un geste poétique rebaptisera la planète bleue, Merre.

« Em » est le symbole de l’ÉcuM, monnaie complémentaire qu’utilisent les merrien·nes pour les échanges entre elleux et avec le continent.

L’ÉcuM se forme — génère de la valeur — à l’occasion de toute action des merrien·nes qui bénéfice à leur milieu de vie. A contrario l’ÉcuM est détruite — se déprécie — par toute action qui détériore la santé du milieu.

Les merrien·nes ont pour coutume de composer des colliers de coquillages matérialisant leur « richesse », c’est à dire leur capacité à prendre soin de Merre.