Les merrien·nes mesureraient le temps en mètres
Victor Delaume, directeur du département Dessins et Imprimés du MAF expose les hypothèses actuelles sur la datation de certains artefacts merriens.

Guide « Bienvenue »

Réserve Citoyenne de Saint-Malo
+5m
Encres végétales sur papier recyclé
14,8×21 cm
Musée d’Archéologie des Futurs
Dessins et imprimés

Créé par la réserve citoyenne de Saint-Malo, ce guide est remis à tou·te voyageureuse qui arrive à Saint-Malo, qu’iel y soit de passage ou souhaite s’y établir. Distribué par la Maison du Voyage, il présente le plan de la ville, sa philosophie d’accueil inconditionnel, son célèbre Mémorial du Sillon et permet également aux réfugié·es climatiques de déposer une demande d’asile.

Il atteste de profonds bouleversements dans l’industrie du tourisme. Mobilité réduite, mobilité contrainte, déplacements plus lents, trajets plus courts, nomadisme… on ne voyage plus à +5m comme on le fait aujourd’hui. Il semble pourtant que la ville de Saint-Malo ait trouvé des façons de préserver sa tradition d’hospitalité, malgré l’effondrement du secteur de l’hôtellerie restauration.

Dans nos collections

Poster « Merre »
Devenirs Merriens, Collectif Les Merrien·nes, +2m — Encre végétale sur papier recyclé, impression numérique — Musée d’Archéologie des Futurs

Dans les années 40, l’océanographe et géophysicien Athelstan Spillhaus invente une projection cartographique centrée sur l’océan, qui donne de notre planète une vision inédite : les continents se voient déformés jusqu’à devenir parfois méconnaissables et deviennent un archipel relié par l’océan, un corps d’eau unique. 

Près d’un siècle plus tard, le mouvement merrien adoptera la projection Spillhaus comme  symbole d’un être au monde qui s’envisage depuis l’océan et dans un geste poétique rebaptise notre planète Merre.

« Em » est le symbole de l’ÉcuM, monnaie complémentaire qu’utilisent les merrien·nes pour les échanges entre elleux et avec le continent.

L’ÉcuM se forme — génère de la valeur — à l’occasion de toute action des merrien·nes qui bénéfice à leur milieu de vie. A contrario l’ÉcuM est détruite — se déprécie — par toute action qui détériore la santé du milieu.

Les merrien·nes ont pour coutume de composer des colliers de coquillages matérialisant leur « richesse », c’est à dire leur capacité à prendre soin de Merre.