Devenirs Merriens, édition originale

Collectif Les Merrien·nes
+2m
Encre végétale sur papier recyclé, impression numérique
14,8×21 cm
Musée d’Archéologie des Futurs
Dessins et imprimés
IMP/1-2024

Ce manifeste est l’un des textes fondateurs de la culture merrienne. Œuvre collective, signée par le collectif Les Merrien·nes, elle pose les fondations de ce qui deviendra un mouvement puis une culture :

On y décèle les influences diverses de penseureuses des XXe et début du XXIe siècles : Édouard Glissant, bien sûr, mais aussi Astrida Neimanis et les hydroféministes ou les théoricien·nes du « tournant océanique ».

Cette première édition artisanale, datée de +2m, a fait au fil des ans l’objet de nombreux commentaires, ajouts, révisions, traduite dans 150 langues elle continue cependant à circuler dans et entre les archipels merriens sous une forme plus ou moins fidèle.

Dans nos collections

Poster « Merre »
Devenirs Merriens, Collectif Les Merrien·nes, +2m — Encre végétale sur papier recyclé, impression numérique — Musée d’Archéologie des Futurs

Dans les années 40, l’océanographe et géophysicien Athelstan Spillhaus invente une projection cartographique centrée sur l’océan, qui donne de notre planète une vision inédite : les continents se voient déformés jusqu’à devenir parfois méconnaissables et deviennent un archipel relié par l’océan, un corps d’eau unique. 

Près d’un siècle plus tard, le mouvement merrien adoptera la projection Spillhaus comme  symbole d’un être au monde qui s’envisage depuis l’océan et dans un geste poétique rebaptise notre planète Merre.

« Em » est le symbole de l’ÉcuM, monnaie complémentaire qu’utilisent les merrien·nes pour les échanges entre elleux et avec le continent.

L’ÉcuM se forme — génère de la valeur — à l’occasion de toute action des merrien·nes qui bénéfice à leur milieu de vie. A contrario l’ÉcuM est détruite — se déprécie — par toute action qui détériore la santé du milieu.

Les merrien·nes ont pour coutume de composer des colliers de coquillages matérialisant leur « richesse », c’est à dire leur capacité à prendre soin de Merre.