Cinétract La Mer Monte

Valérie Mitteaux
2024
Fichier numérique .mp4
Musée d’Archéologie des Futurs
Audiovisuel
VID/1-2024

Dès les années 30, le spectre de la montée des eaux domine la vie politique malouine et française. Les artistes se saisissent de la question pour interroger et parfois critiquer de façon très virulente les politiques publiques internationales, nationales et locales. Ce cinétract, contemplatif et empreint de poésie, porte un regard plus métaphorique sur le sujet. Il part de l’attachement de l’artiste à la ville et à ses paysages et entre en résonance avec ce qui lie habitant·es et visiteureuses au territoire.

Dans nos collections

Poster « Merre »
Devenirs Merriens, Collectif Les Merrien·nes, +2m — Encre végétale sur papier recyclé, impression numérique — Musée d’Archéologie des Futurs

Dans les années 40, l’océanographe et géophysicien Athelstan Spillhaus invente une projection cartographique centrée sur l’océan, qui donne de notre planète une vision inédite : les continents se voient déformés jusqu’à devenir parfois méconnaissables et deviennent un archipel relié par l’océan, un corps d’eau unique. 

Près d’un siècle plus tard, le mouvement merrien adoptera la projection Spillhaus comme  symbole d’un être au monde qui s’envisage depuis l’océan et dans un geste poétique rebaptise notre planète Merre.

« Em » est le symbole de l’ÉcuM, monnaie complémentaire qu’utilisent les merrien·nes pour les échanges entre elleux et avec le continent.

L’ÉcuM se forme — génère de la valeur — à l’occasion de toute action des merrien·nes qui bénéfice à leur milieu de vie. A contrario l’ÉcuM est détruite — se déprécie — par toute action qui détériore la santé du milieu.

Les merrien·nes ont pour coutume de composer des colliers de coquillages matérialisant leur « richesse », c’est à dire leur capacité à prendre soin de Merre.