Affiche Mémorial du Sillon

Réserve Citoyenne de Saint-Malo
+5m
Encres végétales sur papier recyclé
68×48,5 cm
Musée d’Archéologie des Futurs
Dessins et imprimés

La montée des eaux a profondément altéré la physionomie de Saint-Malo et en particulier celle de son emblématique Sillon. Dès les années 30, les travaux de déconstruction et de mise en sécurité des habitant·es débutent. Mais, peu à peu et face à la fragilisation des ouvrages de défense, la première ligne de front de mer, trop exposée, sera désertée, puis les deuxième et troisième lignes. À +1,5 mètres, la population décide par référendum de l’abandon de la zone et de la création d’un mémorial, pour « que les erreurs du passé restent dans le passé ».

Poster « Merre »
Devenirs Merriens, Collectif Les Merrien·nes, +2m — Encre végétale sur papier recyclé, impression numérique — Musée d’Archéologie des Futurs

Dans les années 40, l’océanographe et géophysicien Athelstan Spillhaus invente une projection cartographique centrée sur l’océan, qui donne de notre planète une vision inédite : les continents se voient déformés jusqu’à devenir parfois méconnaissables et deviennent un archipel relié par l’océan, un corps d’eau unique. 

Près d’un siècle plus tard, le mouvement merrien adoptera la projection Spillhaus comme  symbole d’un être au monde qui s’envisage depuis l’océan et dans un geste poétique rebaptise notre planète Merre.

« Em » est le symbole de l’ÉcuM, monnaie complémentaire qu’utilisent les merrien·nes pour les échanges entre elleux et avec le continent.

L’ÉcuM se forme — génère de la valeur — à l’occasion de toute action des merrien·nes qui bénéfice à leur milieu de vie. A contrario l’ÉcuM est détruite — se déprécie — par toute action qui détériore la santé du milieu.

Les merrien·nes ont pour coutume de composer des colliers de coquillages matérialisant leur « richesse », c’est à dire leur capacité à prendre soin de Merre.